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FESTIVAL DU CINÉMA INTERNATIONAL
EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE
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Revivez l'atmosphère du 25e



Revivez l'atmosphère du 26e



Revivez l'atmosphère du 27e



Revivez l'atmosphère du 28e



La Dépêche numéro 57



Le 30e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




Tout ce que tu possèdes de Bernard Émond




32e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




33e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




34e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




Le 35e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue





Le 36e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




Le 37e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue


















Le Festival du cinéma international
en Abitibi-Témiscamingue
Les coulisses de la 38e édition
 
L'ATMOSPHÈRE DU FESTIVAL AU JOUR LE JOUR
À L'ÉCRAN, SUR SCÈNE, EN COULISSE…


LA VEILLE DU JOUR J
VENDREDI, 25 OCTOBRE 2019

Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

 
DES INVITÉS DE MARQUE QUI ARRIVENT TÔT POUR PARTICIPER À UNE NOUVELLE INITIATIVE DU FESTIVAL QUI VA FAIRE DES PETITS
Plusieurs invités du Festival sont arrivés quelques jours avant le début officiel du 38e Festival. Et pour cause! Le Festival propose cette année une activité de maillage à la sauce témiscabitibienne qui se révèle être beaucoup plus qu'une «classe de maîtres». Depuis jeudi et pendant quatre jours, une quarantaine de jeunes artisans du cinéma québécois rencontrent des artistes accomplis prêts à partager leur savoir dans une ambiance digne du Festival avec LA WATCH - TALENT LAB NORDIQUE.

Aujourd'hui, c'était à la salle de curling de Rouyn-Noranda que les rencontres se déroulaient de 9h du matin à 17h où les conférenciers invités étaient impressionnants:

Jean-Marc Vallée (à lui seul, il a parlé en détail pendant une heure et demie de ses nombreuses expériences);

Armand Vaillancourt (avec humour et une forme hors du commun lui provenant de son engagement social toujours passionné à 90 ans, il a souligné l'importance de ne pas avoir peur d'être à contre-courant);

Micheline Lanctôt (généreuse, elle a abordé, entre autres, les difficultés qu'une femme peut rencontrer dans la réalisation de films);

Pierre Brassard, Pouvez-vous répétez la question? (le Valdorien a partagé ses nombreuses expériences);

Claude Girard (l'agent de Denis Villeneuve, réalisateur québécois qui impressionne le monde entier, avait beaucoup d'informations utiles à raconter);

Laurent Allaire (producteur fort talentueux en nomination à Cannes, avait également beaucoup d'informations à donner pour aider la relève).

Cette longue journée de réseautage et d'apprentissage s'est terminée par une partie de curling reflétant ainsi l'atmosphère festive caractéristique entourant le Festival.

Les participants à ce laboratoire de talents provenaient d'un peu partout, mais particulièrement de la région. Une initiative qui va assurément encore contribuer à la réalisation de nombreux projets.


 


JOUR 1
SAMEDI, 26 OCTOBRE 2019

Procurez-vous La Dépêche numéro 61

 

Les organisateurs et cofondateurs du Festival:
Louis Dallaire, Jacques Matte et Guy Parent.
CIEL BLEU ET DOUCEUR AUTOMNALE AU RENDEZ-VOUS
C'est sous un ciel bleu et une température agréable de 10° Celsius que débute le Jour 1 de ce 38e Festival. «Je pense qu'on a frappé que quatre nuages», plaisante dans la salle de presse Jacques Matte, président du Festival, qui accompagnait en avion quelques invités.

Toujours attentionné et sensible, les trois fondateurs du Festival Jacques Matte, Louis Dallaire et Guy Parent, ont décidé de dédier cette 38e édition à la mémoire de leurs amis et cinéastes Jean Beaudin et Jean-Claude Labrecque qui ont souvent été présents à l'événement. Qui sait? Peut-être qu'on doit cette magnifique journée à ces géants du cinéma québécois qui, de là-haut, ont voulu manifester leur présence par une dernière mise en scène!



RAYONNEMENT MÉDIATIQUE SOUS LE SIGNE DE L'HUMOUR
Dans le cadre du Festival, Ici Radio-Canada Première a diffusé exceptionnellement en direct du Bistro Paramount, l'émission Pouvez-vous répéter la question? animée par le Valdorien Pierre Brassard devant une salle comble.

Cette émission de radio sous forme d'un jeu questionnaire a permis de faire rayonner l'Abitibi-Témiscamingue d'un océan à l'autre. De plus, avec des questions portant, entre autres, sur la région, rarement aura-t-on réussi à mieux faire connaître la région et déboulonner certains mythes. Tout ça avec l'humour et le sens de la répartie de Pierre Brassard et de ses trois invités pour l'occasion qui ont été à la hauteur comme en fait foi leur pointage final à la fin de l'émission: Micheline Lanctôt (46 points), Marc-André Lussier (41 points), Félix B. Desfossés (35 points).



L'actrice Rose-Marie Perreault dans Une manière de vivre.
 
 

Rose-Marie Perreault dans Une manière de vivre tourné à Radisson, Montréal et Val-d’Or. Elle était présente au 38e Festival. Les détails dans La Dépêche numéros 79 et 80.
 
UNE MICHELINE LANCTÔT ÉMUE À LA SOIRÉE D'OUVERTURE
C'est une Micheline Lanctôt impressionnée, comme on l'a rarement vu, qui était sur scène pour présenter en première mondiale Une manière de vivre. Elle était entourée d'une importante délégation d'artisans ayant oeuvré à la réalisation de son film: les actrices Gabrielle Lazure et Rose-Marie Perreault; les acteurs Laurent Lucas et Pierre-Luc Lafontaine; la productrice déléguée Carole Montbelleau; et la distributrice de Maison 4:3 Chantale Pagé.

Tourné, entre autres, à Radisson, Micheline Lanctôt a tenu à ce que les Cris présents dans la salle et qui ont participé à son film, viennent les rejoindre sur la scène du Théâtre du cuivre.

Laissant d'abord la parole à la productrice, Carole Montbelleau a souligné l'immense plaisir qu'ils avaient tous d'être là ce soir: «Micheline et moi, nous avons travaillé sur ce film depuis les cinq dernières années. De le voir aboutir, ici, en Abitibi-Témiscamingue, devant vous pour la première fois, c'est un immense réconfort.»

Pierre-Luc Lafontaine dans une scène du film L’AMOUR
 
 

Pierre-Luc Lafontaine dans une scène du film L'amour. Les détails de son passage au 37e Festival dans  La Dépêche  numéros 76 et 77. L'acteur était de retour pour le 38e Festival avec le film Une manière de vivre. Les détails dans La Dépêche numéros 79 et 80.
 
Touchée que le Festival ait choisi son oeuvre comme film d'ouverture, Micheline Lanctôt a repris la parole tout juste avant la projection: «Un dernier petit mot. À date, nous avons reçu un accueil fabuleux. Tous mes acteurs et moi-même, nous sommes extrêmement heureux et privilégiés de faire l'ouverture du festival de l'Abitibi-Témiscamingue, international… Ce soir, c'est la 3e fois que je viens ici avec un film. À chaque fois, j'ai été reçue avec un enthousiasme, une hospitalité, une bonne humeur et une bienveillance extraordinaire. Eh… J'aimerais vous… souhaiter… Voyons! Suis-je émue?», a demandé une Micheline Lanctôt cherchant ses mots, sous les rires et les applaudissements réconfortants des spectateurs. «Voilà! Je le suis… Merci au Festival. Merci aux festivaliers; vous êtes nombreux ce soir. J'aimerais vous souhaiter, au nom de toute mon équipe, un bon visionnage. On se voit après la projection.»

Comme l'équipe du film le souhaitait, immédiatement après la projection, de nombreux cinéphiles sont demeurés dans le foyer du Théâtre du cuivre pour échanger avec les artisans du long métrage, mais aussi entre spectateurs, car le moins qu'on puisse dire, c'est que le film de Micheline Lanctôt pose des questions philosophiques fondamentales qui nous touchent tous.


 


JOUR 2
DIMANCHE, 27 OCTOBRE 2019

Franco Nuevo

 

Franco Nuevo était présent en 2006 au 25e Festival  du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

TÔT DIMANCHE MATIN, LE RAYONNEMENT SE POURSUIT
Dès 8h06, immédiatement après le bulletin de nouvelles nationales, Franco Nuevo veut savoir ce qui se passe à Rouyn-Noranda et interroge en direct pour son émission Dessine-moi un dimanche le critique de cinéma Martin Bilodeau. D'abord, il veut savoir le temps qu'il fait. Le rédacteur en chef de Médiafilm confirme qu'il a fait un temps splendide la veille mais que pour toute la journée, comme ailleurs au Québec, on prévoit de la pluie.

Puis, il souligne que Jean-Marc Vallée est présent ici depuis jeudi: «Il est la vedette, la mascotte de cette édition du Festival. D'ailleurs, la réalisatrice Marie-Julie Dallaire est ici ce matin pour présenter en surprise un film sur l'effet dopant de la musique sur le cerveau humain. Un film produit par Jean-Marc Vallée. Donc, Jean-Marc Vallée sera à 9h ce matin [au Cinéma Paramount de Rouyn-Noranda] et après, il est l'invité du traditionnel Brunch-conférence du Festival. C'est généralement un moment très, très, très amusant», conclut Martin Bilodeau. Pour sa part, Franco Nuevo conclut en signalant que Martin Bilodeau donnera lui aussi une conférence dans le cadre du Festival lundi matin sur le métier de critique de cinéma. «Je ne pense pas pouvoir assister à votre conférence, mais je suis très curieux de savoir ce que vous allez y dire», lance l'animateur. «Moi aussi», plaisante Martin Bilodeau.

Ainsi, malgré la pluie, le rayonnement médiatique du Festival se poursuit d'un océan à l'autre.



Réservoir de Kim St-Pierre.
 
 

Le long métrage Réservoir  de Kim St-Pierre était présenté en première mondiale au 38e Festival. Plus de détails dans La Dépêche numéro 79.
 

LA SURPRISE DE MARIE-JULIE DALLAIRE ET JEAN-MARC VALLÉE AU FESTIVAL
En décidant d'offrir au Festival une projection test surprise de leur documentaire Big giant wave / Comme une vague encore en cours de réalisation, la réalisatrice Marie-Julie Dallaire et le producteur Jean-Marc Vallée ne s'attendaient sûrement pas que l'exercice serait un tel succès.  En effet, la projection de ce dimanche matin fut suivie d'une courte période de questions et réponses en présence de la réalisatrice Marie-Julie Dallaire. L'échange au Cinéma Paramount dans une petite salle de 50 places remplie à pleine capacité de spectateurs ayant répondus à l'invitation lancée seulement 24 heures plus tôt a été visiblement au delà des espérances de la réalisatrice. Après l'événement, encore sous le choc et voulant textoter, elle avait peine à trouver les bons mots pour décrire l'intensité de ce qu'elle venait de vivre.



LE GÉNÉREUX JEAN-MARC VALLÉE CAPTIVE PLUS DE 300 PERSONNES À ROUYN-NORANDA: C'ÉTAIT C.R.A.Z.Y.
Il valait, à lui seul, le déplacement et plusieurs sont venus de très loin pour voir Jean-Marc Vallée à Rouyn-Noranda lors du Brunch-conférence du Festival ce dimanche matin. L'événement avait beau se dérouler devant une assistance record, dès le départ Jean-Marc Vallée nous a captivé au point qu'on oubliait la présence des autres. «C'était comme s'il me parlait à moi, que j'étais seul avec lui», raconte un spectateur. Il a fait joué sa musique, Neil Young, pour mettre de l'ambiance: la vaste salle du Centre de congrès de Rouyn-Noranda s'est transformée en salon intime.

L'animateur Martin Guérin n'avait pratiquement pas besoin de poser ses questions, Jean-Marc Vallée les devançaient dans de longues et généreuses réponses souvent très personnelles. Entre autres, il a expliqué ce qui l'avait amené à faire du cinéma alors qu'il étudiait au Cégep Ahuntsic en Technique administrative à cause d'un orienteur qui le lui avait suggéré puisqu'il avait toujours été bon en mathématique. Donc, première année au Cégep, il avait 20 ans à l'époque, il n'aimait pas vraiment ça. Puis, un jour, par pure paresse, il décide de prendre un cours dit facile: Cinéma et société. Il assiste au premier cours. Le professeur se met à parler. Il s'appelait Yves Lever. Au bout de 15 minutes, la cloche sonne. En fait, ça ne faisait pas 15 minutes. Trois heures s'étaient passées. C'était la première fois qu'il écoutait un prof comme ça. Il avait été subjugué par la passion de ce professeur qui a changé sa vie: sa passion pour le cinéma est née là.

Tout au long de sa conférence, Jean-Marc Vallée continuera à nous parler de sa passion, et de son cheminement: son passage au Festival en 1998; l'intégration de la musique dans sa création; ses rapports avec les acteurs; le temps qu'on perd à cause des problèmes d'éclairage. Il nous donnera des détails techniques nous permettant de mieux apprécier son cinéma et celui des autres. Prenant exemples sur des films présentés au Festival: celui d'Almodovar, celui de Micheline Lanctôt… D'ailleurs, un cinéphile expliquait suite à sa conférence: «J'ai déjà vu trois fois son film Dallas Buyers Club. Je veux le voir encore. Je vais y porter un regard nouveau.»

Aussi, Jean-Marc Vallée s'attardera longuement à critiquer certains de ses films. Y compris un des plus grand succès du cinéma québécois: C.R.A.Z.Y.

Jean-Marc Vallée nous aura fait rire. Il nous aura fait pleurer. Au bout de cinq minutes de conférence, en réalité, 54 minutes s'étaient passées. Reprenant conscience de notre entourage, on pouvait voir ceux qui voulaient se faire prendre en photo avec Jean-Marc Vallée. Certains cherchaient désespérément un stylo pour être sûr de ne pas rater l'occasion d'avoir une dédicace du cinéaste. Puis, il y en avait d'autres qui quittaient la salle précipitamment, trop ému de s'être retrouvé en présence de cette homme qui avait changé le cours de leur vie par ses films. Cependant, nous étions tous unanime pour dire que Jean-Marc Vallée portait un regard beaucoup trop sévère sur son oeuvre cinématographique et nous savions tous pourquoi il est considéré un génie.



JEAN-MARC VALLÉE:
UN RAVISSEMENT POUR LES PARTISANS DES COURTS MÉTRAGES
Danny Lennon, distributeur présent à l'Espace court du Festival, est heureux de constater que Jean-Marc Vallée laisse de côté ses projets aux États-Unis pour revenir à ce format pour finalement terminer sa trilogie inachevée depuis tant d'années. Il faut dire que Jean-Marc Vallée avait débuté sa carrière dans le court métrage et qu'il conserve de toute évidence un profond respect pour ce type de film. Tout comme le Festival d'ailleurs qui reçoit souvent des félicitations de réalisateurs de courts métrages qui n'obtiennent pas le même traitement dans plusieurs autres festivals où on regarde parfois de haut les artisans du court métrage.



TEL PÈRE TEL FILS
Si Jean-Marc Vallée prépare un retour aux sources en réalisant à nouveau un court métrage, pour son fils, lui, c'est une première. En effet, Alex Vallée, est lui aussi présent cette année au Festival où il a participé à LA WATCH - TALENT LAB NORDIQUE, mais surtout où il a présenté à l'Espace court son tout premier court métrage Ainsi soit-elle. Ainsi soit le fils.



Le long métrage Mais vous êtes fous
 
 

Le long métrage Mais vous êtes fous d’Audrey Diwan.
 

PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE DU LONG MÉTRAGE MAIS VOUS ÊTES FOUS
En début de soirée, la réalisatrice et scénaritste Audrey Diwan accompagnée de la coordonnatrice à la distribution chez K-Films Amérique Émilie Guillemain ont présenté en première nord-américaine Mais vous êtes fous.

Prenant la parole, Audrey Diwan a partagé ses sentiments: «C'est mon premier film et c'est la première fois que je le montre hors de France. En étant ici, en ayant la chance de le montrer ailleurs qu'en France, je réalise le chemin parcouru. Puis, surtout, je suis arrivée hier et vous êtes… cool. Il y a toute votre classe politique qui parle… la ministre de la culture, elle est cool; vos députés font des blagues… Enfin, on me dit souvent que les Parisiens ne sont pas sympas et généralement je les défend, mais là, je vais rentrer et je vais devoir dire à mes compatriotes que vous êtes plus cool que nous», admet à la blague Audrey Diwan sous les rires et les applaudissements de la salle.



Les misérables : en première québécoise à Rouyn-Noranda.
 
 

Les misérables: film déjà primé présenté en première québécoise à Rouyn-Noranda.
 

L'ACTEUR FRANÇAIS DAMIEN BONNARD DE RETOUR AU FESTIVAL
L'acteur français Damien Bonnard avait adoré son séjour au Festival l'an passé alors qu'il avait choisi de vivre en Abitibi-Témiscamingue quelque chose de spécial avec le film En liberté qui clôturait la 37e édition. Sans regret, il est donc heureux d'être de retour cette fois pour le long métrage Les misérables. Sur scène ce dimanche soir, il était accompagné de Carole Labrie de TVA Films: «Merci au Festival d'avoir invité Les misérables à être présenté ici en première québécoise. Il faut vous dire aussi que le film Les misérables a été choisi par la France pour représenter le pays pour les Oscars en février prochain», souligne Carole Labrie interrompu par des exclamations de joie et des applaudissements spontanés de la part des spectateurs très enthousiastes.

Prenant à son tour la parole, l'acteur Damien Bonnard s'est dit heureux d'être de retour cette année et «de pouvoir vieillir ensemble» dans cette ambiance spéciale du Festival. Il a été touché par le documentaire de cet après-midi Le dernier Nataq de Lisette Marcotte qui permet de découvrir la région et Richard Desjardins. Du coup, il y a vu des correspondances avec le film qu'il présente ce soir. «En fait, parlant de ce Festival qui a 38 ans, j'ai l'impression que c'est un endroit qui permet de s'évader. Des endroits comme ça c'est important. Il y a plein d'endroits dans le monde où si on n'a pas ça pour régler et imaginer des choses, nos horizons sont réduits. Le film de ce soir parle de ça.»

Puis, s'inspirant d'une citation de Victor Hugo, l'acteur conclue qu'il y a des moments dans la vie où les résistances sont importantes, par la parole ou par la création. «C'est ce que fait votre ville. C'est ce que fait votre Festival. J'espère que c'est ce que nous avons réussi à faire avec ce film.»


 


JOUR 3
LUNDI, 28 OCTOBRE 2019


Le Festival du cinéma
 
 

Il y a toujours foule au Festival. Les détails du 38e Festival dans  La Dépêche  numéros 79, 80 et 81 à venir.
  
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MARILOUP WOLFE PRÉSENTE SON FILM JOULIKS ET ENCOURAGE LA RELÈVE
La pluie de la veille a cessé et les températures douces de retour en cette 3e journée de Festival. L'après-midi est sous le signe de la relève avec des courts métrages d'étudiants en cinéma du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Mais c'est aussi le bloc de projection où la réalisatrice Mariloup Wolfe nous présente son long métrage Jouliks en compagnie de l'actrice Jeanne Roux-Côté et la productrice Annie Blais. «Wow! C'est une belle salle pleine. C'est incroyable, s'exclame d'entrée de jeu la réalisatrice. On est très, très, très contente d'être là aujourd'hui pour vous présenter le film qui est en tout début de vie; on l'a présenté pour la première fois la semaine dernière devant un public et hier. Donc, vous êtes notre troisième public. C'est vraiment excitant», souligne Mariloup Wolfe toujours fébrile avant de poursuivre.

«En plus, je trouve ça très symbolique de revenir ici aujourd'hui après toutes ces années et d'être là pendant le volet relève. Parce que j'ai présenté en 2001, ici même, mon tout premier court métrage, Fly Fly, et pour donner envie de persévérer à tous ceux ici présents qui veulent faire du cinéma, j'ai envie de vous raconter une anecdote. Évidemment, quand on est réalisateur, on est appelé à lire des scénarios. Je suis tombé en amour, un coup de foudre, avec le scénario de Jouliks il y a quatre ans quand on m'a approché pour réaliser le film, mais elles ne m'ont pas choisie», révèle Mariloup Wolfe sous les rires de la salle et les sourires gênés de la productrice et de l'actrice.

«Vraiment, ça été une grande déception. C'est un autre réalisateur qui a développé le projet pendant quatre ans, mais j'ai continué d'achaler Annie pendant toutes ces années. Puis, il y a un an et demi, le réalisateur s'est désisté et elles m'ont téléphoné pour me dire «Lâche ta poupée vaudou, c'est toi qui va le faire.» J'ai dit, «Un instant! Je vais relire le scénario»», ironise Mariloup Wolfe sous les rires et les applaudissement de la salle avant de conclure son histoire qui inspire la persévérance: «Puis là, je suis ici pour vous présenter le film avec grande fierté.»



ROY DUPUIS
 
 

Ceci n'est pas un polar met en vedette Roy Dupuis. La Dépêche numéro 66 vous proposait une entrevue exclusive avec Roy Dupuis, un habitué de longue date du Festival.
  
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LE FESTIVAL EST HUSKIES, MAIS AUSSI... FORCIER
La salle du Théâtre du cuivre avait une énergie particulière ce lundi en début de soirée, et pour cause: on y présentait la première mondiale du documentaire Brothers for life - mémoires d'une saison retraçant la saison de rêve 2018-2019 des Huskies. Le réalisateur Martin Guérin était bien accompagné sur scène pour présenter son film avec les joueurs de hockey Joël Thisdale, Alexis Arsenault et Zachary Émond alors que parmi les spectateurs se trouvait l'organisation des Huskies.

Mais d'abord, Martin Guérin a tenu à rendre un hommage bien personnel à un être d'exception de notre cinéma: «En 1994, à Amos, j'avais 22 ans. J'avais une conception colonisée du cinéma par celui d'Hollywood. J'étais assez inconscient. Puis, je suis tombé sur un film sur VHS: c'était Le vent du Wyoming d'André Forcier. Ce film là, a changé ma conception du cinéma et m'a décolonisé. Alors, c'est un vrai, vrai, privilège, un honneur, d'être le documentaire qui va précédé le film de Monsieur Forcier. Comme enseignant de cinéma, je parle souvent de vous dans mes cours. Merci pour votre beau, grand, cinéma, Monsieur Forcier», déclare à Monsieur Forcier présent dans la salle, un Martin Guérin ému sous les applaudissements des spectateurs.

Les amateurs des Huskies n'ont pas été déçu de leur soirée. Non seulement le documentaire leur a permis d'avoir un accès privilégié à la vie de ce groupe soudé et fier, mais en prime, pendant la pause, ils ont pu se faire prendre en photo avec la Coupe du Président qu'on avait placé dans le foyer du Théâtre à cette fin.

Puis, c'était au tour des admirateurs du cinéma d'André Forcier d'être transporté dans une douce folie avec son 15e long métrage Les fleurs oubliés. Tout juste avant la projection, Monsieur André Forcier est monté sur scène en compagnie de la productrice Linda Pinet ainsi que des acteurs Roy Dupuis et Donald Pilon.

Monsieur Forcier s'est dit heureux d'être à Rouyn-Noranda: «Merci à tous d'être là. Merci Rouyn-Noranda; c'est une ville qui me plait beaucoup. À chaque fois que j'y viens, je rencontre des gens formidables. Alors, on a fait notre possible», dit Monsieur Forcier sous les rires et applaudissements de la salle avant de céder la parole à Donald Pilon. «Ça fait le 4e long métrage que je fais avec lui. Je vais vous dire une chose, j'aime ça travailler avec lui. C'est tellement enrichissant. Il est bougonneux, mais je l'aime pareil», conclue l'acteur pour laisser Roy Dupuis dire quelques mots. «Merci de nous accueillir encore une fois. J'espère que vous allez aimer ça. Comme il disait, on a fait notre possible», confirme Roy Dupuis.

La réception fut sans équivoque. Les spectateurs n'ont pas attendu l'apparition du générique pour se mettre à applaudir. La fable naturaliste avec une touche de fantaisie d'André Forcier n'a pas déçu les attentes qui étaient pourtant très élevés par les cinéphiles qui adorent les films de ce cinéaste hors du commun. Après la projection, ceux qui avaient vu le film suscitaient la jalousie de ceux qui l'avaient raté. Évidemment, la teneur des discussions sur les différents éléments du long métrage avait de quoi piquer la curiosité, c'est le moins qu'on puisse dire!


 


JOUR 4
MARDI, 29 OCTOBRE 2019


Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

 
FORFAITS FESTIVAL : UNE MONTRÉALAISE N'EN REVIENT PAS
Françoise Lefebvre a longuement travaillé dans le domaine de l'éducation. Elle connaissait peu la région. Gaston Lavoie, son amoureux, connaissait la ville. Il a vécu à Rouyn-Noranda pendant 15 ans. Il y a étudié en Travail social, puis, il y a travaillé dans le domaine de la santé. Le cinéma fait partie de leurs loisirs à tous les deux.

Tout au long de sa carrière dans le domaine de l'alphabétisation à Montréal, Françoise entend des collègues lui parler du Festival de Rouyn-Noranda. Priscille Lambert, entre autres, prend à chaque année une semaine de congé en octobre pour assister à l'événement. À chaque fois, à son retour, sa collègue lui raconte en détail comment ça se passe: «Tu vas voir, un jour, ça va être aussi populaire que le Festival des films du monde!» Françoise, fière Montréalaise, l'écoute avec un gros doute.

Au bout de 35 ans, un mythe s'est établi et Françoise rêve du jour où elle aura les moyens et le temps de passer, elle aussi, une semaine complète au Festival. Puis, arrive le temps de la retraite. Ses collègues organisent une fête où on lui remet une carte postale du 37e Festival. Elle ne comprend pas trop, mais à l'endos elle lit: Nous serons heureux de vous recevoir pour notre 38e édition. Il s'agit d'un séjour, pour elle et son amoureux, afin d'assister à toute la semaine du Festival. «Laissez-moi vous dire que j'ai pleuré beaucoup. Moi qui rêvais depuis 35 ans de venir au Festival

Depuis leur arrivé, ils n'en reviennent tout simplement pas. «Par exemple, l'accessibilité qu'on a avec les artistes. Tout le monde est ensemble. C'est étonnant!», souligne Gaston Lavoie.

«On voit ici des choses qu'on ne soupçonnait même pas, renchérit Françoise Lefebvre. Ce qui me fascine, c'est de voir à quel point les gens d'ici, de tous les milieux [politiciens, enseignants, artistes, sportifs, entrepreneurs…] se mettent ensemble pour créer. Cette mise en commun des ressources, c'est comme une véritable toile d'araignée. On espère qu'on va pouvoir revenir à chaque année», souhaite une Françoise Lefebvre des plus enthousiaste.

«Ça sera notre semaine de vacances de retraités», conclue Gaston Lavoie.


 


JOUR 5
MERCREDI, 30 OCTOBRE 2019

Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

 
MÉLISSA MAJOR PRÉSENTE LE DÉFI ET SOULIGNE LE DYNAMISME DU CINÉMA RÉGIONAL
Mercredi après-midi, la réalisatrice et productrice Mélissa Major présentait son moyen métrage Le Défi en compagnie, du directeur photo et monteur Dominic Leclerc ainsi que de nombreux participants à son film. Prenant la parole avant la projection, elle a tenu à souligner l'effervescence que connaît le cinéma régional: «Je pense qu'on a de beaux sujets ici en Abitibi. On a des histoires à raconter qui affirme notre identité abitibienne et notre identité québécoise. Merci aux cinéastes d'ici de nous faire vivre du bon cinéma», a déclaré Mélissa Major.

Puis, la réalisatrice avait une bonne nouvelle pour tous ceux qui n'ont pas la chance de voir son film cet après-midi: «On annonce que le film Le Défi va être présenté au Cinéma Paramount du 14 au 20 février prochain. Alors, pour ceux qui n'auront pas la chance de le voir, vous le pourrez à ce moment là. Merci à Pierre Gaudreault, propriétaire du cinéma, qui joue de plus en plus un rôle de mécène incroyable pour nous les cinéastes de la région. Merci Pierre», salue Mélissa Major sous les applaudissements approbateurs de la salle.



UN FESTIVAL POUR LE GRAND PUBLIC COMME POUR LES GENS DE L'INDUSTRIE
Jacinthe Normand et Marc Levasseur sont des cinéphiles habitant La Conception dans les Laurentides. Depuis des années, ils lisaient dans des quotidiens montréalais des comptes rendus sur le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Cette année, ils se décident enfin à prendre un Forfait long et entraînent avec eux une amie qui a l'habitude de courir les festivals et qui a été déçu par certains dont celui de Cannes. «Ce n'est pas fait pour les cinéphiles, mais pour les gens de l'industrie. Attendre une heure dans une file pour aller voir un film et se faire dire à la fin qu'il ne reste plus de place… Plus jamais Cannes; ce n'est pas ça qui m'intéresse», leur racontait leur amie.

Les trois en sont donc à leur première visite et sont tous agréablement surpris. Ce que leur amie apprécie particulièrement, c'est la qualité de tous les courts métrages. Encore une fois, elle a participé à des festivals où ce n'était pas le cas. «Et c'est vrai. Elle a raison, explique Jacinthe. Hier, j'ai vu Tangle. C'est un court métrage hors du commun. En sept minutes, on comprend la vie de ceux qui ont perdu leur maison pendant la guerre. C'est efficace. Le message passe», confirme Jacinthe Normand.

Un autre cinéphile, de Gatineau cette fois, et qui en est à sa troisième visite au Festival abonde dans le même sens: «Il y a vraiment de bons courts métrages. J'en ai vu un ce mercredi soir: Skin. C'est d'une efficacité! En 20 minutes, le message passe. Pas besoin de tout dire, on a compris, explique Denis. En plus, le Festival est vraiment bien organisé. Ça devrait être comme ça partout», ajoute le festivalier avec un grand sourire, comme s'il avait en tête d'autres événements moins bien arrangé. Arrivé lundi, Denis est accompagné cette année d'un ami cinéphile également de Gatineau. Olivier en est donc à sa première visite au Festival, mais déjà il a pu constater que c'est bien orchestré.

Encore une fois, des commentaires qui nous démontre que le Festival est bien organisé avec toute sa logistique pour accueillir autant le grand public que les gens de l'industrie du cinéma qui peuvent tous voir ensemble des courts, moyens et longs métrages de qualité.



14 JOURS 12 NUITS EN PREMIÈRE MONDIALE
Mercredi soir avait lieu la première mondiale du long métrage 14 jours 12 nuits du réalisateur Jean-Philippe Duval. Pour nous présenter le film, étaient présents sur scène, l'actrice Leanna Chea (qui a traversé l'Atlantique pour venir présenter le film), la scénariste Marie Vien et le producteur Antonello Cozzolino. «Bonsoir tout le monde. Nous sommes à la fois excessivement nerveux et très heureux d'être ici. Nerveux, parce que c'est la première mondiale», explique dès le départ le producteur Antonello Cozzolino sous les applaudissements de la salle avant de poursuivre. «On est très, très fier que le film fasse sa première ici à Rouyn. J'ai beaucoup entendu parler du Festival, toujours en bien. C'est ma première fois ici et comme je le disais à Jacques Matte, en atterrissant à Rouyn-Noranda, on sent que c'est une ville qui respire et vie de plaisir, d'amour et de générosité. »

La scénariste Marie Vien a également pris la parole: «Moi aussi, je suis impressionnée d'être ici ce soir. D'abord, c'est vrai que c'est la première et j'ai écrit ce film il y a déjà quatre ans. Ça prend du temps avant de venir à l'affiche et ce soir vous allez être les premiers à le voir sur grand écran», souligne une Marie Vien fébrile qui se dit renversée par le dynamisme de la ville et par la gentillesse de sa population.


 


JOUR 6
JEUDI, 31 OCTOBRE 2019

Jocelyne Saucier
 
 

La Dépêche de novembre 2000 (numéro 24) vous proposait 290 km d'entrevue avec l'auteure témiscabitibienne Jocelyne Saucier. Pour recevoir un ancien numéro de La Dépêche, consultez notre section ABONNEMENT.
  
RENDEZ-VOUS TRÈS ATTENDU AVEC JOCELYNE SAUCIER
Quelle belle attention de l’équipe du Festival de permettre aux cinéphiles d'avoir la chance de voir ou de revoir le long métrage de Louise Archambault Il pleuvait des oiseaux et ensuite d’échanger avec la romancière Jocelyne Saucier ce jeudi matin. Le succès fut tel, qu'une deuxième salle de projection a été ajouté pour que tout le monde puisse voir le film.

Elle en avait fait beaucoup des bains de foule depuis la publication en 2011 de son roman Il pleuvait des oiseaux, mais c'était la première fois que Jocelyne Saucier le faisait chez elle: «Une vraie rencontre. Avec mon monde. C'est la première fois», se réjouit la Rouynorandienne. Ce rendez-vous était très attendu. D'ailleurs, Jocelyne Saucier avait déjà reçu une ovation debout spontanée lorsqu'on a souligné sa présence au souper d'ouverture du Festival samedi dernier. Signe indéniable que beaucoup de Témiscabitibiens désiraient avoir cette opportunité d'échanger avec Jocelyne Saucier.

La rencontre organisée au Cinéma Paramount et animée par Jolyne Lalonde s'est révélé être une occasion exceptionnelle de découvrir la vision de Jocelyne Saucier face à l’adaptation de son roman à succès en film, mais également d’en savoir plus sur cette grande aventure qu’a vécue Il pleuvait des oiseaux depuis sa parution. Selon elle, cet événement marque la finale à cette histoire de plus de huit ans.



UN FILM SURPRISE: C'EST AUSSI ÇA LE FESTIVAL
L'organisation du Festival a été en mesure d'ajouter un film supplémentaire surprise pour les festivaliers qui assistaient au bloc de projection de ce jeudi après-midi: le court métrage Gino Bouleau du cinéaste de notre relève cinématographique régionale Danick Audet. Son film raconte l'histoire d'un séropositif de Rouyn-Noranda qui a décidé en 1993 de s'isoler en forêt. Il y survit depuis 23 ans.

Le court métrage de Danick Audet vient tout juste d'être primé à la 4e édition de la Course des régions pancanadienne qui avait lieu à Sherbrooke où il a remporté trois prix. Danick Audet est de retour depuis peu en Abitibi-Témiscamingue pour y poursuivre sa carrière de réalisateur. Évidemment, le Festival tenait à présenter à son public le film de ce jeune cinéaste prometteur.



Le Festival du cinéma
 
 
SOUPER DE FERMETURE AU BISTRO LE PARAMOUNT
C'est dans un lieu hautement symbolique que se tenait le dernier repas du Festival. Invités, organisateurs, bénévoles, festivaliers munis d'un forfait incluant les repas… tous étaient réunis dans cet ancien cinéma d'inspiration art déco transformé en 2010 en salle de réception, mais ayant conservé des éléments de la vitalité cinématographique de Rouyn-Noranda.

Dans ce magnifique lieu imprégné par le cinéma, le président du Festival a tenu à faire brièvement trois salutations pendant le repas. En effet, si le succès de l'événement repose, entre autres, sur une armée de bénévoles qui ne comptent pas leurs heures et qui mettent au profit de l'organisation toute leur expertise, cette année des personnes ont dû se surpasser pour assurer le succès de ce 38e Festival. C'est le cas de madame Hélène Juneau responsable de l'organisation des repas. Le choix de tenir les dîners et les soupers dans les différents restaurants de la ville est un élément très prisé qui contribue grandement à la renommée d'accueil chaleureux qu'a l'événement. «Ça nous permet de découvrir par la même occasion différents secteurs de la ville», estimait une cinéphile venant en Abitibi-Témiscamingue pour la première fois et agréablement surprise par cette délicatesse. Cependant, cette attention soignée à l'accueil augmente d'autant les difficultés de planifications. Il faut s'assurer qu'il y aura assez de place pour tout le monde dans les différents restaurants et que les établissements choisis seront en mesure de servir rapidement de bons repas mettant souvent en vedette nos produits régionaux. La complexité d'organisation était particulièrement élevée cette année considérant le grand nombre d'invités comme le soulignait Jacques Matte en demandant à toutes les personnes présentes d'applaudir chaudement madame Hélène Juneau qui a encore une fois réussi à relever le défi.

Un autre fidèle collaborateur que Jacques Matte a tenu à saluer est Réjean Bérubé responsable du son lors de plusieurs activités du Festival. Notamment, lors des animations aux repas: ces animations si caractéristiques du Festival et qui surprennent agréablement les habitués de d'autres festivals. Réjean Bérubé était évidemment fidèle au poste pour permettre à Jacques Matte d'être bien entendu par toute l'assistance qui s'est mise à l'applaudir. Applaudissements bien mérités puisqu'il n'est pas toujours évident de sonoriser certains lieux. De plus, Réjean Bérubé est responsable depuis plusieurs années des représentations On va aux vues dans des résidences pour aînés de la région. Cette année, les aînés valdoriens ont particulièrement été réceptifs à cette attention du Festival envers eux. Un accueil très apprécié par Réjean Bérubé qui devait effectuer 200 km aller-retour pour assurer l'activité à Val-d'Or.

Enfin, le président Jacques Matte a demandé à ce que toutes les personnes ayant acheté un forfait pour assister à l'événement se lèvent pour qu'on les applaudisse. Ces «forfaitaires», comme il les a baptisé amicalement, viennent souvent de l'extérieur de la région et découvrent l'Abitibi-Témiscamingue via le Festival. Évidemment satisfait de leur expérience, ils deviennent de véritables ambassadeurs pour la région. D'ailleurs, c'était particulièrement beau de voir certains d'entre-eux discuter ensemble pendant ce repas final. Entre ces amateurs de cinéma qui ne se connaissaient pas au début de la semaine, une belle complicité est née. Ils parlaient de cinéma, mais aussi de la région. «Je n'étais jamais venu en Abitibi-Témiscamingue. Il était temps», confie Hélène Bertrand. Et au moment de se quitter, les paroles de Denis, un cinéphile de Gatineau, à un autre cinéphile de l'extérieur de la région était révélateur: «Ça m'a fait plaisir de vous rencontrer. À l'an prochain.»



Marc Messier
 
 

Marc Messier était présent à Rouyn-Noranda lors du 35e Festival  (voir La Dépêche numéro 71). Il est une des vedettes du film de Fanny Mallette Aimé.

AIMÉ DE LA RÉALISATRICE FANNY MALLETTE EN PREMIÈRE MONDIALE
Madame Fanny Mallette était présente au début de la soirée de fermeture pour présenter en première mondiale à Rouyn-Noranda, en tant que réalisatrice, son court métrage Aimé. «Juste dire que je suis vraiment profondément heureuse d'être ici, de présenter mon «bébé» pour la première fois devant du monde. Je suis venu ici, si ma mémoire est bonne, il y a 19 ans, présenter mon premier film comme actrice qui s'appelait Les muses orphelines. Et c'est ici, dans ce théâtre, que j'ai donné ma première entrevue à vie, à Stéphan Bureau pour Le Point», rappelle avec justesse Fanny Mallette car en effet Le Téléjournal et Le Point de Radio-Canada avaient effectivement été diffusés en direct du Théâtre du cuivre dans le cadre de l'édition de l'an 2000 du Festival. «Je suis vraiment heureuse d'être de retour. Merci pour l'accueil. C'est toujours un plaisir», conclut Fanny Mallette pour qui Rouyn-Noranda occupera toujours une place spéciale.



CLAUDE LELOUCH S'ADRESSE AUX FESTIVALIERS POUR LA FERMETURE
Enfin, pour finir en beauté cette 38e édition, l’équipe du Festival a choisi d’offrir à ses festivaliers la première nord-américaine du long métrage Les plus belles années d’une vie du grand réalisateur français Claude Lelouch. 53 ans après son film Un homme et une femme (Oscar du meilleur film étranger), cette suite réunit à nouveau Jean-Louis Trintignant  et Anouk Aimée. Le film dépeint un homme et une femme qui ont vécu une magnifique histoire d’amour dans leurs jeunes années. Anne et Jean-Louis reprendront leur histoire là où ils l’avaient laissée.

Claude Lelouch était déjà venu au Festival lors de sa 6e édition avec son film Attention bandits. Il avait même reçu une leçon de chasse du réalisateur Jean-Claude Lauzon (Un zoo la nuit) pendant une sortie au Témiscamingue. Cette fois, il ne pouvait pas être présent à Rouyn-Noranda, mais il a quand même tenu à s'adresser aux spectateurs par vidéo. Jusqu'à la toute fin, le Festival aura réservé de belles surprises aux cinéphiles.