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EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE
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Revivez l'atmosphère du 25e



Revivez l'atmosphère du 26e



Revivez l'atmosphère du 27e



Revivez l'atmosphère du 28e



La Dépêche numéro 57



Le 30e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




Tout ce que tu possèdes de Bernard Émond




32e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




33e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




34e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




Le 35e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue





Le 36e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue




Le 37e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue


















Le Festival du cinéma international
en Abitibi-Témiscamingue
Les coulisses de la 37e édition
 
L'ATMOSPHÈRE DU FESTIVAL AU JOUR LE JOUR
À L'ÉCRAN, SUR SCÈNE, EN COULISSE… PARTOUT
EN COMMENÇANT PAR LA FIN


JOUR 6
JEUDI, 1er NOVEMBRE 2018

Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

 
LES LAURÉATS
Le GRAND PRIX HYDRO-QUÉBEC est décerné par le public à WOMAN AT WAR, du réalisateur Benedikt Erlingsson.

Ce film est de ces œuvres qui restent longtemps en mémoire, ici grâce à ses sublimes images de décors naturels islandais et au récit magnifiquement fignolé, interprété avec brio. D’une grande humanité, raconté avec intelligence il a sans contre dit séduit les festivaliers.
 
Une quinquagénaire indépendante, qui mène une double vie de farouche militante pour l’environnement derrière sa routine tranquille. Alors qu’elle mène une guerre secrète contre l’industrie locale de l’aluminium, elle reçoit une lettre lui annonçant enfin l’acceptation de sa demande d’adoption. Ce nouveau rôle de mère lui permettra-t-il de poursuivre son combat?

Le Prix Télébec a été remis au court métrage Trois pages du réalisateur Roger Gariépy mettant en vedette Martin Drainville, dans une performance remarqué.

Homme discret, Martin apprend qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il décide de garder son secret et de prendre sa revanche sur une ancienne blessure. Trois pages d’une partition de Bach lui permettront d’illuminer, du bout du tunnel, toute son existence.

Les membres du jury ont été touchés par le récit, le rythme soutenu qui sert le scénario du début à la fin et la justesse de l’interprétation très touchante de Martin Drainville. Ils soulignent aussi la direction photo soignée en phase avec le propos et l’émotion véhiculée, ainsi que le montage habile qui garde captif.
 
Une mention spéciale du jury Télébec est décernée à FAUVE de Jérémy Comte. Les membres du jury soulignent la qualité du scénario qui transporte habilement le spectateur dans un état de tension, la direction artistique sans failles et l’interprétation des jeunes comédiens.

Le prix Robert-Claude Bérubé, du jury Communications et Société a quant à lui été remis à HAPPY FACE d’Alexandre Franchi. Les membres du jury ont été saisis par la multiplicité des regards portés par le réalisateur, les valeurs humaines véhiculées, la qualité du jeu des acteurs et l’ultime message que porte ce film.
 
Le Prix animé TVA Abitibi-Témiscamingue a été décerné à ANIMAL BEHAVIOuR de David Fine et Alison Snowden. L’humour finement présenté a su plaire aux cinéphiles.
 
L’Espace court 2018 a été couronné de succès, accueillant un très grand nombre de spectateurs lors des deux soirées de projections au Petit Théâtre du Vieux Noranda. Le court LUNAR-ORBIT RENDEZVOUS, de Mélanie Charbonneau s’est vu remettre le Prix Télé-Québec, résultant d’un vote du public, pour le meilleur court métrage québécois.
 
Les bourses Relève Desjardins ont été remises aux films Je déteste ma vie de Shany Lanoix, Adam Moreau et Simon Roberge du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, campus de Rouyn-Noranda et réflexion de Cyprien Jeancolas, étudiant à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Le jury Desjardins salue l’exploration cinématographique des réalisateurs, la réflexion identitaire qui en ressort et la cohérence du propos de la première œuvre et ont souligné l’originalité, l’esthétisme général et l’utilisation d’une composition musicale originale de la seconde.


La réalisatrice valdorienne Sophie Dupuis
 
 

La réalisatrice valdorienne Sophie Dupuis. Les détails sur son passage au 37e Festival dans  La Dépêche  numéros 76 et 77.
  
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Bilan et invités
La 37e édition a débuté avec, en séance spéciale gratuite, le film CHIEN DE GARDE, de Sophie Dupuis, dans la course pour les Oscars. Suivi d’une longue discussion avec le public présent en grand nombre pour l’évènement
 
En soirée, La 117, histoire de grand chemin, une projection en trois dimensions  réalisée par 39 étudiants de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, sous la supervision de Louis-Paul Willis, Billy Larivière et Louis Artiges. L’expérience originale, historique et anecdotique met en scène la relation particulière que les habitants et voyageurs entretiennent avec cette route mythique.
 

Pierre-Luc Lafontaine dans une scène du film L’AMOUR
 
 

Pierre-Luc Lafontaine dans une scène du film L’AMOUR. Les détails de son passage au 37e Festival dans  La Dépêche  numéros 76 et 77.
  
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La soirée d’ouverture s’est conclue avec la première mondiale du film L’Amour de Marc Bisaillon. Ce film inspiré de l’histoire de Stephen Marshall a ébranlé le pays en 2006. Avec un sujet aussi lourd mais brillamment rendu, le public fut happé par ce drame. Les spectateurs furent aussi très sensibles et émus par la présence de Margaret Miles, la mère de Stephen Marchall, et se sont empressés d’aller à la rencontre de celle-ci une fois le film terminé.
 
Le brunch-conférence avec Ricardo Trogi a rassemblé plus de 175 personnes curieuses de connaître le réalisateur de la célèbre trilogie cinématographique 1984, 1987 et 1991. M. Martin Guérin, animateur, a entre autres permis à M. Trogi de présenter ses inspirations et sa vision du cinéma. Bien sûr, quelques anecdotes savoureuses ont fait rire un public attentif.
 
Le Ciné-Muffin s’est déplacé au Petit Théâtre du Vieux Noranda et a rassemblé plus de 250 personnes. Les familles ont plongé au cœur de la culture péruvienne grâce à une invitée spéciale, des churros fraîchement cuisinés et le long métrage animé PACHAMAMA du réalisateur Juan Antin.
 
L’Espace OFF s’est déroulé sur deux soirées cette année. TERREUR 404, une série de courtes fictions où les pires cauchemars s’incarnent grâce aux technologies d’aujourd’hui a été réalisée par Sébastien Diaz et présentée au Petit Théâtre du Vieux Noranda. Le documentaire SYLVIE À L’ÉCOLE, réalisé par Carole Laganière, a quant à lui été projeté à l’école d’Iberville. Ces projections étaient suivies d’un entretien avec les réalisateurs et comédiens présents.
 
Espace court présentait 31 courts métrages aux cinéphiles. Une édition appréciée par le public qui a salué la qualité et la diversité de la programmation qui n’a jamais compté autant de film québécois.
 
Plusieurs amis du Festival étaient sur place et bon nombre d’invités y étaient pour présenter les films de la programmation.  Le Festival a bénéficié de la présence de nombreux réalisateurs de courts métrages:
 
Émilie Villeneuve de MAMIE ET MIA, Jessy Poulin de LA CHARGE MENTALE POUR LES NULS, Évelyne Papatie de LES ENFANTS DES NOMADES, Gabrielle Cornellier de ORTEILS TALON ORTEILS TALON, Délia Gunn de DÉLIA DE 9 À 5, Dominic Leclerc de CULTURAT, Myriam Guimond de PARTIE DE CHASSE, Didier Belzile de GROS TAS DE MARDE, Geneviève Sauvé de LE SERVICE, Virgil Héroux-Laferté, Martin Laroche et Émilie Villeneuve de LES OUBLIÉES, Frédérick Neegan Trudel de AUDREY, Franie-Éléonore Bernier de MAL DE CŒUR et Baptiste Martin de VEUILLEZ NE PAS TENTER D’OUVRIR LES PORTES.
 
Des moyens et longs métrages, le Festival a accueilli les réalisateurs suivants: Sophie Dupuis de Chien de garde, Marc Bisaillon de L’AMOUR, Yan Giroux de À TOUX CEUX QUI NE ME LISENT PAS, Francis Bordeleau de WOLFE, Christian Beauchemin de UN CHAT ASSIS, Alexandre Franchi de HAPPY FACE, Claude Hamel de TERRITOIRE ISHKUEU | TERRITOIRE FEMMES, David Uloth de DÉRIVE.

Pour clore ce rendez-vous ce rendez-vous annuel, en première nord-américaine de EN LIBERTÉ! de Pierre Salvadori a été présenté au public en présence de l’acteur français Damien Bonnard. Une ovation bien sentie par le public de Rouyn-Noranda, conquis par la qualité du film et de l'interprétation ainsi que par l'intelligence du scénario.


 
De l’école aux résidences pour aînés
L’incontournable Volet jeunesse a su émerveiller près de 3 400 enfants de niveau primaire conviés dans deux salles afin d’assister à une programmation de courts-métrages d’animation. 
 
La populaire activité On va aux vues ont aussi été de retour cette année. Afin de faire bénéficier l’ensemble de la population, alors qu’une sélection de 8 courts métrages était en tournée dans sept résidences de personnes âgées.



Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

 
L'ACTEUR D'EN LIBERTÉ, DAMIEN BONNARD,
A PRÉFÉRÉ ROUYN-NORANDA

C'est le filme EN LIBERTÉ qui clôturait cette 37e édition du Festival. Pour présenter cette comédie «tragiquement burlesque», l'acteur Damien Bonnard nous a fait l'honneur de sa présence. «Je suis très très fier de venir présenter ce film ici et qu'il fasse la clôture de ce festival que je ne connaissais pas. On est effectivement très, très bien accueilli et ce festival… Enfin, je ne sais pas s'il y a un cahier qu'on peut signer à la fin pour dire qu'on veut revenir tout le temps, parce qu'on est vraiment bien ici», a souligné l'acteur. «Le réalisateur Pierre Salvadori et son producteur Philippe Martin ne pouvaient pas être là, mais ils sont déjà venu quelques fois ici et ils m'avaient vraiment dit «Il faut que t'ailles représenter ce film là-bas.» et je suis heureux d'être là. Bon film», a conclu Damien Bonnard pour laisser place à la projection.

Tout au cours du film, les rires étaient nombreux, à la grande satisfaction de Damien Bonnard. «J'ai dû quitter un instant la salle pour accorder une entrevue, mais en retournant… les gens réagissaient bien», constate l'acteur après la projection. «Le film sortait hier [31 octobre] en France. J'avais le choix entre participé à cette première ou être ici pour vivre quelque chose de spécial. J'ai préféré être ici et je ne le regrette pas», confie Damien Bonnard qui est dans la région depuis déjà deux jours.



L'INSTITUT NATIONAL DE L'IMAGE ET DU SON (INIS)
TOUJOURS PRÉSENT

Encore cette année, l'INIS est présent au Festival avec deux courts métrages accompagnés par ses artisans. D'abord le film AUDREY, présenté par le réalisateur Frédérick Neegan Trudel, le scénariste Jonathan Lemire et la productrice Line Sander Egede. Ceux-ci ont confié aux spectateurs qu'ils ont tellement aimé leur expérience de tournage ensemble, qu'ils ont décidé de récidiver pour réaliser cette fois un long métrage. Une nouvelle accueilli par des applaudissements spontanés des cinéphiles, bien au fait de ce que représente ce nouveau défi.

Puis, ce fut la présentation de MAL DE COEUR avec la réalisatrice Franie-Éléonore Bernier, la scénariste Stéphanie Bélanger et la productrice Rocio Barba Fuentes. Soulignant qu'elles tenaient à faire une comédie, un objet qui fait sourire. «La vie est difficile. Mais le cinéma peut nous faire du bien.» Elles ont remercié le Festival «de nous accueillir comme des rois. On ne rencontre que des personnes gentilles... et drôles. On n'a que du plaisir.»



UN FESTIVAL GÉNIAL, UNE RÉGION RICHE DE SA POPULATION
En cette dernière journée du Festival, en début d'après-midi, le réalisateur français Baptiste Martin-Bonnaire présentait son court métrage VEUILLEZ NE PAS TENTER D'OUVRIR LES PORTES. «Bonjour. Je ne vous vois pas tous, mais je sais que vous êtes beaucoup et je n'ai pas souvent l'habitude de présenter mon film dans des salles aussi remplies et c'est la première chose que j'ai découverte en arrivant ici. C'est génial. C'est un festival où il y a toujours énormément de monde. Donc, ça me fascine un petit peu, parce que je suis quand même là depuis le tout début de la semaine, depuis le début du Festival. Je fanfaronne un petit peu. Je rencontre plein de monde. Mais là, c'est le moment où je suis sensé dires des choses pertinentes», plaisante Baptiste Martin-Bonnaire sous les rires de la salle, avant de poursuivre plus sérieusement.

«Je voulais avant tout vous remercier, le Festival et tous les gens d'ici, parce que j'ai pris  beaucoup de plaisir à découvrir les environs. Découvrir à la fois des films, en parler avec vous, mais aussi parler de votre région dont j'ai pu constater à quel point, elle est riche. On reconnaît les richesses industrielles et minières, mais, moi, j'ai découvert les richesses « naturelles » dont vous pouvez être fiers. Pour moi, ce sont ces richesses qui sont les plus précieuses et, du coup, je n'ai pas encore fini de les découvrir. C'est passionnant pour moi. Merci de m'avoir accueilli et guidé», souligne le réalisateur avant de brièvement présenté son film.


 


JOUR 5
MERCREDI, 31 OCTOBRE 2018


Le Festival du cinéma
 
 

Il y a toujours foule au Festival. Les détails du 37e Festival dans  La Dépêche  numéros 76 et 77.
  
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DÉRIVE DEVANT SA PLUS GRANDE ASSISTANCE À CE JOUR
À quelques heures de la présentation de son premier long métrage, DÉRIVE, le réalisateur David Uloth n'est pas trop nerveux dans la salle de presse. «Le film a déjà été présenté dans un festival à Vancouver et au FNC (Festival du nouveau cinéma) à Montréal. Alors, on sait comment les gens vont réagir.»

«En même temps, on ne sait jamais», oppose la scénariste du film Chloé Cinq-Mars présente également dans la salle de presse avec la jeune comédienne Éléonore Loiselle.

«C'est vrai. Le public, ici, est très chaleureux. Cette semaine, dans la ville, c'est la semaine du cinéma», se ravise David Uloth qui est déjà venu au Festival à quelques reprises pour présenter des courts métrages. Puis, le réalisateur rajoute: «Quand on était à Vancouver pour présenter notre film, on a vu des files d'attente le long des rues. On était très impressionnés, mais quand on est arrivé dans la salle, il y avait, quoi, 50, 60 spectateurs. C'est sûr que noyé dans 300 films, un long métrage québécois, c'est pas très vendeur là bas.»

Finalement, après quatre projections à Vancouver et à Montréal, c'était à Rouyn-Noranda qu'ils présentaient DÉRIVE mercredi soir dans une salle pleine de 725 spectateurs. C'est donc un David Uloth extrêmement heureux qui, en compagnie de Chloé Cinq-Mars et d'Éléonore Loiselle, est monté sur scène avant la projection: «Wow! Merci au Festival pour l'invitation. C'est un grand… grand, grand, grand, grand bonheur pour nous. Merci à vous d'être si nombreux. Vous êtes vraiment… nombreux! C'est la première fois qu'on présente ce film devant un public aussi grand», se réjouit le réalisateur tout en invitant les spectateurs à venir les rencontrer après le film.

Dès l'apparition du générique de fin, la «conversation» entre les artisans de DÉRIVE et les spectateurs s'est établie rapidement et sans équivoque avec une ovation soutenue. Le dialogue s'est poursuivi dans le foyer avec de nombreux échanges au grand bonheur des artistes. Ils ont plus que jamais une meilleure idée de la réception que peut susciter leur film qui sortira sur les écrans du Québec au printemps 2019.



DANIELLE OUIMET EN TERRAIN FAMILIER AU FESTIVAL
Accompagnant le long métrage L'INITIATION, dont la version restaurée par ÉLÉPHANT, MÉMOIRE DU CINÉMA QUÉBÉCOIS est projetée mercredi après-midi en première mondiale, l'actrice Danielle Ouimet se sent comme une habituée du Festival. Dans la salle de presse, elle impressionne par ses connaissances du milieu, ses anecdotes et… ses conseils de santé.

En fait, il s'agit seulement de sa deuxième présence à l'événement (elle était venu avec le film LES SIGNES VITAUX), mais c'est comme si elle était une festivalière régulière. D'ailleurs, à peine arrivée, qu'elle a déjà pu voir le court métrage espagnol L'ENFANT QUI VOULAIT VOLER qui l'a enchantée. «Je suis impressionnée par le jeune comédien du film. Il est tellement précis dans l'interprétation», constate l'artiste de métier.



MOMENT ÉMOUVANT SUR LA SCÈNE DU THÉÂTRE DU CUIVRE
Pour présenter le faux documentaire LES OUBLIÉES, les réalisateurs Virgil Héroux-Laferté et Émilie Villeneuve étaient accompagnés sur scène par les interprètes Rachel Lortie et Jacques Matte. C'était évidemment très émouvant de revoir Rachel Lortie (qui a fait le bonheur de tant d'enfants pendant toutes ces années d'animation du volet jeunesse du Festival) en fauteuil roulant, mais toujours en voix pour nous prononcer sa traditionnelle phrase: «Un lait au… chocolat!» Boisson offerte par le Festival à tous les jeunes cinéphiles à la sortie du Théâtre du cuivre.  Rachel a expliqué que le tournage du film a eu lieu alors que ça faisait un an qu'elle était hospitalisé à Pie XII. Ainsi, ce fut pour elle un moment des plus merveilleux, une véritable joie.


 


JOUR 4
MARDI, 30 OCTOBRE 2018

Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

 
LE RÉALISATEUR DE GENÈSE NOUS PARLE D'EUROPE
Le réalisateur du long métrage GENÈSE, Philippe Lesage ne pouvait être présent au Théâtre du cuivre mardi en début de soirée pour la présentation de son film, mais il a préparé une vidéo à l'intention des spectateurs: «Je suis triste de ne pas être parmi vous ce soir. J'aurais vraiment aimé ça, mais je suis pris dans une tournée de festivals en Europe. On a eu une super récolte dans un festival en Espagne en fin de semaine. On a tout raflé en fait, meilleur film, meilleur acteur… Théodore [Pellerin], je crois que c'est la troisième fois en trois semaines qu'il gagne meilleur acteur. C'est vraiment formidable. Je voulais vraiment remercier le Festival et le public dont j'ai entendu beaucoup de bien. On me dit que les gens à Rouyn-Noranda sont réceptifs, ouverts d'esprit. Alors, j'ai bien hâte de prendre le pouls de ce que vous avez pensé du film», sonde le réalisateur avant d'y aller avec une dernière recommandation au projectionniste.

«Le film est presque une fresque musicale. Donc, je demande au projectionniste de mettre le volume un peu plus fort que d'habitude. C'est vraiment important pour moi. Je ne veux pas vous casser les oreilles, mais faites-moi confiance», a conclu avec une pointe d'humour Philippe Lesage et en promettant de tout faire lors de son prochain film pour être présent en Abitibi-Témiscamingue.



DES FILMS COUPS-DE-POING
Encore cette année, le Festival offre aux spectateurs plusieurs films qui font remonter à la surface de fortes émotions, des sentiments bruts. Des oeuvres devant lesquelles on ne peut pas rester indifférent. À commencer par le documentaire TERRITOIRE ISHKUEU | TERRITOIRE FEMME présenté en début d'après-midi mardi par la réalisatrice Claude Hamel. Après la projection, une métis originaire de la région confiait à la réalisatrice à quel point son film l'a bouleversée. «Quand j'étais jeune, à Val-d'Or, comme je pouvais facilement passé pour une femme blanche, mes parents me demandaient de taire mes origines pour éviter le racisme ambiant de l'époque», a confié la femme tout en félicitant la réalisatrice.

Puis, il y a eu la fiction librement inspirée de la vie et de l'oeuvre du poète Yves Boisvert, À TOUS CEUX QUI NE ME LISENT PAS, présentée en première mondiale dimanche soir en présence du réalisateur Yan Giroux, du scénariste Guillaume Corbeil et de l'actrice Céline Bonnier. À la fin du film, un spectateur, un grand gaillard à chemise carottée, disait en sortant de la salle: «La poésie, j'ai jamais aimé ça. Mais ça, c'est venu me chercher.»

La journaliste Marie-Lise Rousseau, présente pour couvrir le Festival pour le Journal Métro, ne connaissait pas ce poète et était ravi de cette découverte: «Pour moi, Yves Boisvert, c'était un journaliste à La Presse», dit à la blague la journaliste qui a fait de multiples découvertes fantastiques tout au long du Festival: WOMAN AT WAR, dimanche matin, SOFIA, mardi soir, et tant d'autres…


 


JOUR 3
LUNDI, 29 OCTOBRE 2018


Procurez-vous La Dépêche numéro 61

 

Les organisateurs et cofondateurs du Festival:
Louis Dallaire, Jacques Matte et Guy Parent.
YELLOWKNIFE VEUT
TOUT SAVOIR

DE LA RECETTE À SUCCÈS DE ROUYN-NORANDA
Rachelle Francoeur est originaire de la région. Elle a passé son enfance à Amos, son adolescence à Val-d'Or et a fait ses études au CÉGEP de Rouyn-Noranda avant de quitter pour Montréal en 1995. Finalement, la vie l'a amenée à Yellowknife où elle réside depuis 10 ans. Cette ville minière, comme tant d'autres, cherche désespérément à diversifier son économie. Cette ville exotique cherche à attirer des touristes. Pour ce faire, elle mise évidemment sur l'art, la culture.

Madame Francoeur oeuvre dans le domaine cinématographique dans la capitale des Territoires du Nord-Ouest et cherche à créer des liens avec d'autres villes. Elle veut trouver des pratiques gagnantes. Un jour, elle voit un message sur Facebook de Danny Lennon de Prends ça court! qui fait un lien vers une entrevue d'Émilie Villeneuve, directrice générale du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Quelle surprise! Et si la formule gagnante venait de Rouyn-Noranda?

Bien sûr, elle connaissait le Festival, mais n'y avait jamais assisté quand elle habitait la région. Parlant français, connaissant l'Abitibi-Témiscamingue, elle est la personne idéale pour une mission exploratoire. Elle achète un forfait pour être présente à l'ensemble de l'événement et faire rapport à pas moins de quatre organisations: le festival Dead North, le Festival de film international de Yellowknife, la NWT Film commission et le NWT PMA (l'Association professionnelle des médias des Territoires du Nord-Ouest). Après seulement deux jours, son constat est indéniable: «Je n'en reviens pas. La solution était ici, dans ma région d'origine. Pas à Toronto, pas à Vancouver, pas à Montréal… mais bel et bien à Rouyn-Noranda. Je n'arrête pas de rencontrer des gens [dont Danny Lennon, encore présent cette année] qui ont la générosité de me dévoiler la recette gagnante de la réussite. Chaque soir, quand je rentre à l'hôtel, je me dépêche à coucher sur papier mes découvertes. Ce forfait, quel bon investissement. Il faut que je revienne avec ma gang l'an prochain», projette avec enthousiasme Rachelle Francoeur.

Des histoires similaires à la sienne sont entendus à chaque édition du Festival. Malgré tout, certains demeurent sceptiques. «C'est impossible. Ils doivent exagérer. C'est de l'enflure verbale.» Eh bien, ceux qui n'ont jamais eu la chance d'assister à l'événement n'ont qu'à le faire. Ils seront, à leur tour, confondus.



DU JAMAIS VU AVEC L'ATYPIQUE HAPPY FACE
«En 37 ans, je n'ai pas souvenir d'avoir vu une aussi longue démonstration d'affection suite à la projection d'un film», rapporte Guy Parent, cofondateur: du Festival, suite à la présentation en soirée du long métrage mettant en scène des personnes ayant des différences faciales et qui ont manqué beaucoup d'amour au cours de leur vie. «Pendant le film, dans la salle, les gens étaient attentifs, mais on sentait des vibrations», raconte Guy Parent.

Maintenant, comment le tout s'est exprimé à la fin? Ce fut une ovation nourrie de plusieurs minutes pour le réalisateur Alexandre Franchi, l'acteur Robin L'Houmeau, la comédienne Cindy Nicholsen et le comédien Keith Widgington. Ne sachant pas trop comment réagir à ce déferlement d'amour et de félicitations, ils ont quitté la salle sous les applaudissements pour se retrouver dans le foyer du Théâtre du cuivre où les comédiens reçurent de nombreuses accolades plus chaleureuses qu'habituellement.

L'animatrice Mélanie Nadeau confirme: «Habituellement, les spectateurs ont quand même une certaine réserve quand ils félicitent les acteurs. Mais là, ce qu'on a vu, c'est des festivaliers qui enlaçaient longuement et fortement les comédiens. C'était extraordinaire.»

«Nous avons certaine vécu un grand moment qui marquera ce 37e Festival», souligne Jacques Matte président et cofondateur de l'événement, avant de poursuivre. «Robin L'Houmeau est un acteur très prometteur, une véritable révélation. Nous avons pu voir, après la projection, la fierté des gens de la région de voir un jeune de chez nous faire ses premiers pas, et certainement pas ses derniers, dans le milieu du cinéma.»



Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

 
DES DÉTAILS INSPIRANTS DE YELLOWKNIFE À SAINT-JEAN-DE-LUZ
Patrick Fabre, du Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, est très inspiré par ce qu'il voit au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Il ne regrette pas d'être venu et va repartir avec de bonnes idées. «Je trouve plein de petits détails. Par exemple, ce qui est projeté sur l'écran avant le début des projections. Nous, on projette des photos, mais ici, c'est de l'information. C'est évident que c'est ça qu'il faut faire. C'est con. On n'y avait pas pensé.»

Puis, il aime particulièrement les présentations des personnalités présentes lors des repas. «Ça montre que le film ne voyage pas seul.» Il entend bien en parler à ses collègues et pour joindre l'image à la parole, il prend son téléphone mobile lors d'un repas pour filmer l'animatrice Mélanie Nadeau en pleine action. «Ils vont voir comment c'est quand c'est bien fait.»



ON DÉCOUVRE LE FESTIVAL,
ET ON Y REVIENT

Liliane Gendreau, de la région de l'Outaouais, explique sa présence, avec son mari, au Festival pour une deuxième année consécutive: «Depuis longtemps, on entendait parler du Festival dans les médias, par Francine Grimaldi, entre autres, mais on avait toujours des activités qui nous empêchaient de venir. Je me suis juré qu'une fois à la retraite, on viendrait. Ce fut l'an passé. Cette année, on a pris un forfait de seulement trois jours parce qu'on a des obligations. C'est dommage. On aurait bien aimé rester plus longtemps.» Ça sera peut-être pour l'an prochain.



MICHEL LA VEAUX
 
 

Michel La Veaux se sent plus fier d’être Québécois quand il est en Abitibi-Témiscamingue. Lisez son entrevue intégrale dans La Dépêche numéro 68.
  
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EN SPECTATEUR,
DU DÉBUT À LA FIN,
POUR EN PROFITER INTÉGRALEMENT

Le journaliste Frédéric Nicoloff est venu plusieurs fois couvrir le Festival dans le cadre de son travail. Regrettant à chaque fois de ne pouvoir profiter pleinement de l'événement, il s'était promis de revenir en spectateur.

Eh bien, c'est cette année qu'il a la chance de réaliser son projet de séjour. Et quel séjour! Il sera là avec son épouse du début à la fin.

Assurément, le Festival est toujours aussi pertinent, percutant et divertissant.



WOLFE : LE CRI DU COEUR D'UNE GÉNÉRATION
Pour présenter le long métrage WOLFE en après-midi au Théâtre du cuivre, Carole Labrie de TVA Films a d'abord pris la parole: «Merci aux organisateurs du Festival pour avoir invité le film Wolfe à être présenté ici, aujourd'hui. C'est ma première fois à Rouyn-Noranda est c'est tout à fait agréable. Merci à tous les bénévoles qui travaillent ardemment pour rendre ce festival très agréable pour nous tous», a souligné Madame Labrie avant de céder le micro au réalisateur et scénariste Francis Bordeleau.

«À force de dire qu'on est des géants et qu'on est spécial, on finit par être remarquable ou détraqué. Ces mots, vous allez les entendre dans le film, témoignent de l'unicité de l'oeuvre. Ce n'est pas Francis Bordeleau qui présente ce film. C'est une équipe incroyable qui a mis à l'écran un vomis qu'on doit prendre comme un cri du coeur d'une génération qu'on connaît. Il n'y a rien qui a été inventé ou mis en scène dans une allure artistique. C'est tout vécu. On est donc très fier et très serein de vous présenter ce qu'on a ici», a conclu Francis Bordeleau pour laisser parler les images parfois difficiles à regarder de son film, mais qui a suscité chez les spectateurs beaucoup de réflexion. Assurément, un film coup-de-poing criant de vérité.


 


JOUR 2
DIMANCHE, 28 OCTOBRE 2018


La réalisatrice valdorienne Sophie Dupuis
 
 

La réalisatrice valdorienne Sophie Dupuis. Les détails sur son passage au 37e Festival dans  La Dépêche  numéros 76 et 77.
  
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BOUILLON
DE CULTURE

ou
UN APRÈS-MIDI À
SAVEUR RÉGIONALE…
ET FÉMINISTE

La région et les femmes étaient à l'honneur dimanche après-midi et de très belle façon avec cinq courts métrages témiscabitibiens de grandes qualités dans le cadre du projet 5 courts de l'Office nationale du film (ONF). La productrice Nathalie Cloutier a débuté sa présentation sur scène en rappelant avec humour qu'elle est né à Val-d'Or: «Je suis resté là que quelques mois, mais ça doit compter», blague la productrice de l'ONF sous les rires et applaudissements de l'assistance. «C'est la 3e édition de cette initiative qui change de région à chaque fois. Cette fois-ci, c'est l'Abitibi-Témiscamingue et on fait ça avec un partenaire régional et c'est Serge Bordeleau que je salue, car il devrait être ici en tant que co-producteur, mais il vient d'accueillir un nouveau bébé. Donc, c'est une bonne excuse pour ne pas être présent. Je salue également Cédric Corbeil qui est dans la salle et qui a participé à la production des cinq films. Le but est de mettre le projecteur sur des créateurs qui créent en région. Donc, vous allez découvrir les films de ces cinq jeunes réalisatrices qui ont réussi le défi de faire de très courts documentaires (3 minutes), avec une histoire, un point de vu et, en plus, une signature d'auteur. La barre était haute, mais elle l'ont relevé haut la main. Félicitations mesdames», conclue Nathalie Cloutier avant de passer la parole à la réalisatrice de MAMIE ET MIA, Émilie Villeneuve.

ROY DUPUIS
 
 

Ceci n'est pas un polar met en vedette Roy Dupuis. La Dépêche numéro 66 vous proposait une entrevue exclusive avec Roy Dupuis, un habitué de longue date du Festival.
  
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«Un petit mot pour remercier l'ONF de ce projet extrêmement pertinent. Au-delà de ce que Nathalie disait, on a cinq femmes ici. Oui. On voit de plus en plus de femmes prendre la place…», souligne Émilie Villeneuve interrompue par les applaudissements et les bravos. «De plus en plus, on voit des femmes ressortirent. Hier, on avait CHIEN DE GARDE avec Sophie Dupuis, mais ce n'est pas encore facile, on a toujours un peu le préjugé qu'une femme va faire un film de filles et qu'un gars va faire un film tout court, pour tout le monde.    Ce qui est tout à fait faux. On a besoin de modèles, comme Sophie, mais aussi que les institutions nous encouragent et nous forcent, même, à créer et à revendiquer notre statut de réalisatrice», déclare avec émotion la réalisatrice qui est aussi à la direction générale du Festival.

«Bravo Émilie pour ces belles paroles», poursuit la réalisatrice de LA CHARGE MENTALE POUR LES NULS, Jessy Poulin. «J'aimerais remercier Émilie Villeneuve et Serge Bordeleau, sans qui je ne serais pas ici. La gang de l'ONF, merci de votre confiance, c'est extraordinaire. En plus, c'est un honneur de faire ça ici, en région, et d'être reconnu par ses pairs. Ça me touche, vraiment beaucoup.»

«Kwe, bonjour», continue la réalisatrice du court métrage LES ENFANTS NOMADES, Évelyne Papatie, originaire de Kitcisakik. «Merci à l'ONF et merci à vous gens de Rouyn-Noranda.»

«Moi aussi, je remercie beaucoup l'ONF parce que c'était un projet merveilleux à faire», insiste à son tour la réalisatrice du film ORTEILS TALONS ORTEILS TALONS, Gabrielle Cornellier. 

Puis, c'était à Délia Gunn, aussi originaire de Kitcisakik, de présenter son film DELIA DE 9 À 5. Ce qu'elle fit dès le départ avec un fou rire sympathique qui a conquis la salle «J'aimerais remercier l'ONF et en particulier Serge Bordeleau qui m'a tirée jusqu'à la réunion. On parlait de charge mentale avec le film de Jessy Poulin. Eh bien, je vais te montrer, moi, avec mon film, c'est quoi de la charge mentale», a lancé Délia Gunn avec beaucoup d'humour et sous les rires et les applaudissements de la salle.

Enfin, le réalisateur Dominic Leclerc est venu présenter le documentaire CULTURAT. «En fait, j'ai le goût de remercier notre région, l'Abitibi-Témiscamingue, qui a depuis toujours des humains qui n'ont pas peur de tremper une spatule dans le bouillon, de brasser ça. Parfois, ça éclabousse, parfois non. Inévitablement, ça fait brasser des choses et CULTURAT, c'est un peu ça, c'est une grosse louche dans une soupe dont on peut être fier et j'ai bien hâte d'en discuter avec vous après la projection», a conclu Dominic Leclerc.



RICARDO TROGI SE LIVRE SANS BORNE À ROUYN-NORANDA
Encore cette année, le Festival nous a offert un brunch-conférence qui ne nous a pas laissé sur notre faim. Après Patrick Huard l'an dernier, c'était au tour du réalisateur Ricardo Trogi de répondre aux questions toujours pertinentes de l'animateur et professeur de cinéma Martin Guérin. En confiance, fidèle à lui-même, il a déballé une pléthore d'anecdotes parfois très intimes.

Comme celle où un avocat, relisant le scénario de son long métrage largement autobiographique 1981, lui demandait de contacter son amour d'enfance pour avoir la permission de parler d'elle dans son film. Heureusement, la fille en question était plutôt flattée d'apprendre des dizaines d'années plus tard qu'elle avait été son amour secret d'enfance. Elle s'est même empressée de lui envoyer une photo de l'époque où ils étaient ensemble. Quel choc pour le réalisateur de recevoir la photo en question et de découvrir que ce n'est pas lui à ses côtés, mais un de ses amis. Lui, était en arrière plan admirant en secret la fille. Une photo qui lui confirmait à quel point son film était fidèle à la réalité a confié le réalisateur sous les rires de l'assistance.

C'est donc un Ricardo Trogi visiblement heureux d'être là qui a expliqué en long et en large son parcours. Toujours avec beaucoup d'humour, il s'est montré d'une grande générosité. Expliquant parfois des éléments techniques pouvant intéresser les initiés, mais bien vulgarisés, à la grande satisfaction de tous. Bref, il a su captiver du début à la fin son auditoire comme le démontrent les nombreux sourires à répétition sur les visages.



UN GRAND FILM PRIMÉ RAVIT LES CINÉPHILES DU DIMANCHE MATIN
La coproduction Islande/France/Ukraine WOMEN AT WAR a attiré une foule importante au Théâtre du cuivre ce dimanche matin. Un long métrage qui a emballé plus d'un spectateur. Les commentaires positifs des festivaliers semblent tellement généralisés que plusieurs cinéphiles regrettent de l'avoir manqué. «C'est tellement bon, je crois bien que c'est ce film qui va gagner», s'enthousiasme Ginette. Attends Ginette. Tu n'as pas tout vu!



EN PYJAMA OU EN COSTUME D'HALLOWEEN,
LE CINÉ-MUFFIN AU PETIT THÉÂTRE DU VIEUX NORANDA
EST UN SUCCÈS

Pas de cocktail météo comme dans le sud-est du Québec, mais quand même un mince tapis blanc recouvre ce matin le sol de Rouyn-Noranda. Rien pour diminuer la surexcitation des enfants conviés au ciné-muffin du Festival. D'autant plus que cette année, c'est au Petit Théâtre du Vieux Noranda qui accueille ce jeune public en formation dans un environnement plus familiale que jamais.

Et pour cause. Il s'agit d'une salle bien adaptée et sécuritaire où les enfants ont moins de contraintes que ce qu'ils avaient avant au Théâtre du cuivre. Ils peuvent s'asseoir sur des matelas et continuer à manger pendant la projection. Pour leur part, les parents ont l'opportunité d'être confortablement installés en retrait ou de rester avec leurs jeunes enfants sur les tapis.

C'est près de 300 personnes qui étaient présentes. Des enfants sont venus en pyjama, d'autres en costume d'Halloween. Il y avait de la bonne humeur. Il faut dire que le film d'animation choisi, PACHAMAMA, était magnifique avec ses images colorées. Puis, la qualité de projection et le son étaient impeccables. Les enfants ont pu découvrir la culture péruvienne par ce film, mais aussi avec la présence d'une Abitibienne d'originaire du Pérou qui est venue leur montrer des éléments de sa culture dans une salle décorée avec des drapeaux et des cornes pour évoquer ce pays situé au coeur des Andes. Jeunes et moins jeunes ont passé un moment des plus agréable, repartant satisfaits et très contents de leur dimanche matin. Un belle amélioration démontrant que les organisateurs du Festival ne se reposent jamais sur leurs lauriers.


 


JOUR 1
SAMEDI, 27 OCTOBRE 2018

Pierre-Luc Lafontaine dans une scène du film L’AMOUR
 
 

Pierre-Luc Lafontaine dans une scène du film L’AMOUR. Les détails de son passage au 37e Festival dans  La Dépêche  numéros 76 et 77.
  
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1re MONDIALE,
1re OVATION,
1res RÉACTIONS

La première mondiale du long métrage L'AMOUR fut l'occasion pour les artisans du film, présents à cette 37e Soirée d'ouverture du Festival, de recevoir une première ovation publique et les premières réactions de cinéphiles. Longuement, à différents endroits dans le foyer du Théâtre du cuivre, les acteurs Paul Doucet et Pierre-Luc Lafontaine, ainsi que le réalisateur Marc Bisaillon, la productrice Christine Falco et le distributeur de Filmoption International Andrew Noble, ont pu échanger avec les festivaliers.

Mais la réaction la plus attendue, à ce film inspiré d'une histoire vraie, était celle de la mère du personnage principal du film. Madame Margaret Miles, consultante au scénario et dont le rôle est tenu à l'écran par Fanny Mallette, avait déjà vu le montage final du film sur ordinateur, mais de vivre la première mondiale, à Rouyn-Noranda, a été pour elle une grande satisfaction. Bien qu'elle ne parle qu'anglais, elle a quand même pu échanger un peu avec les spectateurs. Elle est contente du résultat et que cette histoire puisse désormais être mieux connue. Elle est reconnaissante envers le réalisateur qui a été très fidèle aux faits et aussi à la persévérance qu'il a eu pour mener à bien ce film. La scène de l'autobus, où son fils se donne la mort, demeure la plus difficile à voir pour elle, mais elle insiste, ça c'est bien passé comme ça. Margaret Miles repartira bientôt chez-elle en Nouvelle-Écosse. L'Abitibi-Témiscamingue lui laissant un souvenir impérissable et réconfortant: de l'amour.



Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

 
UN MILLION DE MERCIS
AU FESTIVAL

«On est très fier de présenter le film en soirée d'ouverture et en première mondiale. Vous êtes vraiment le premier public à voir le film», a certifié avant la projection le distributeur Andrew Noble sur la scène du Théâtre du cuivre. «J'aimerais remercier très chaleureusement la gang du Festival, Louis Dallaire, Jacques Matte, Guy Parent et Émilie Villeneuve, pour avoir sélectionné notre film. Je suis vraiment très, très fier de le présenter ici. Ça fait plusieurs années que je présente des films ici. Je connais le public. On ne peut pas être entre de meilleures mains», a conclu le distributeur avant de passer la parole à la productrice.

«Quelques mots pour remercier le Festival de nous accueillir si chaleureusement. On est vraiment très fier de lancer le film ici», a confirmé Christine Falco en laissant le micro au réalisateur.

«C'est vraiment un honneur. Quand on a été appelé pour faire l'ouverture du Festival, ici, on n'a même pas hésité. On a dit oui tout de suite. On a annulé tout le reste…  Berlin, Venise, Cannes », a lancé Marc Bisaillon sous les rires des spectateurs. « Non mais, sérieusement, c'est vraiment un très grand honneur. […] Est-ce que j'ai dit merci au Festival? J'ai un million de mercis.»



La réalisatrice valdorienne Sophie Dupuis
 
 

La réalisatrice valdorienne Sophie Dupuis. Les détails sur son passage au 37e Festival dans  La Dépêche  numéros 76 et 77.
  
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UN HOMMAGE MAGIQUE POUR SOPHIE DUPUIS
Le Festival a donné lieu à un moment magique exceptionnel avant même le début officiel de sa 37e édition en présentant une séance spéciale gratuite de CHIEN DE GARDE en présence de la réalisatrice valdorienne Sophie Dupuis. La salle était pleine et les spectateurs provenaient, entre autres, des quatre coins de l'Abitibi-Témiscamingue et notamment de Val-d'Or. «On tenait absolument à venir voir CHIEN DE GARDE et assister à la discussion après le film», expliquent quatre Valdoriens qui ont fait l'aller-retour Val-d'Or - Rouyn-Noranda samedi après-midi.

L'événement a d'abord débuté par un hommage surprise à Sophie Dupuis. «Sophie Dupuis nous fait le privilège d'être ici pour qu'on puisse apprécier le film que l'industrie du cinéma a choisi pour représenter le Canada dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère lors de la prochaine cérémonie des Oscars», a souligné sur scène Beatriz Mediavilla, son ancienne professeur de cinéma au CÉGEP de l'Abitibi-Témiscamingue, suivi des applaudissements d'une salle représentant bien la fierté que suscite la jeune réalisatrice de la région. «Quand Chantal Girard [enseignante de cinéma au CÉGEP] m'a appris la nouvelle, on avait les yeux dans l'eau et Martin Guérin [enseignant de cinéma au CÉGEP], caché dans son bureau, nous imitait. Les élèves, eux, capotaient totalement», a expliqué avec émotion Beatriz Mediavilla sous les rires de la salle.

Après avoir énuméré les nombreuses qualités de Sophie Dupuis, cinéaste réussissant brillamment à plonger son spectateur dans des ambiances et privilégiant les personnages grandioses possédant plusieurs facettes qu'on découvre au cours du film, on lui a remis une oeuvre de Donald Trépanier, professeur d'Art visuel au CÉGEP.

«Je veux juste dire un mot sur cette grande réalisatrice. Cette belle femme. C'est extraordinaire; c'est ça que ça fait en nous les régions. Ça fait ressortir le meilleur de nous-même», a expliqué avec enthousiasme l'actrice Maude Guérin. «Ce n'est pas qu'une grande réalisatrice, c'est une femme de coeur avec une sensibilité extrême qui aime les gens et qui essaye de comprendre ce qu'il y a à l'intérieur d'eux et ça donne des films comme CHIEN DE GARDE. Bravo!», a conclu Maude Guérin avant de laisser la parole au distributeur Armand Lafond d'Axia Films.

«Sortir un film, c'est jamais évident. On a toujours des surprises et CHIEN DE GARDE fut la surprise de l'année. Effectivement, le succès qu'on a connu, à Montréal, un peu partout à travers le Québec.  Avec la nomination pour représenter le Canada aux Oscars, ça été une énorme surprise et on s'attend à aller encore plus loin. Non seulement avec CHIEN DE GARDE, mais avec les prochains films de Sophie. Merci beaucoup Sophie», termine Armand Lafond avant de céder la place la réalisatrice valdorienne.

«Merci. En plus, c'est agréable de revoir ces professeurs, il font parti de mon cheminement», a d'abord dit une Sophie Dupuis profondément touchée par cet hommage. «J'aimerais remercier le Festival d'avoir permis cette séance spéciale; c'est incroyable comment je sens l'Abitibi-Témiscamingue qui est derrière moi et qui me supporte dans ce que je fais. Je vous sens avec moi. Donc, tout le succès de CHIEN DE GARDE, c'est vraiment avec vous que j'ai envie de le partager. Alors, merci au Festival de nous permettre ça aujourd'hui pour fêter le succès de ce film. Merci d'être là. Tout ça, c'est énorme. Ça me dépasse un peu, tout ce qui se passe avec les Oscars. Alors, revenir en région, marcher dans le bois, ça fait du bien», a conclu Sophie Dupuis sous les rires de la salle.



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Les organisateurs et cofondateurs du Festival:
Louis Dallaire, Jacques Matte et Guy Parent.
PAS DE COCKTAIL MÉTÉO,
MAIS TOUT UN COCKTAIL
DE BONS FILMS

Jean-Pierre Tadros, rédacteur de Ciné-Tv-Vidéo-Multimédia, est un habitué du Festival: «En tout cas, vous pouvez dire que les gens de Montréal sont toujours heureux de venir ici. En plus, il fait plus beau ici qu'à Montréal. Je n'ai pas osé dire à ma femme qu'il fait beau à Rouyn-Noranda.»